lundi 9 mai 2016

Les décisions européennes qui peuvent réglementer notre système de santé

Comment sont prises les décisions européennes qui viendront ensuite réglementer notre système de santé et nos lois Françaises ? Lois, jeux de réseaux et d’influence : les acteurs sur scène et… en coulisses.

Le texte fondateur de l’Union Européenne : protecteur de la santé humaine :

Même si les domaines les plus touchés par la réglementation européenne concernent plus souvent l’agriculture, les banques et l’environnement, la santé n’est pas oubliée et se voit dotée d’un Troisième plan Santé 2014-2020 qui poursuit 4 grands objectifs : prévention, protection, innovation et amélioration (voir article). De même, si les politiques de santé restent encore majoritairement du ressort national, les décisions Européennes influencent notre façon de consommer ou encore les politiques de prévention de notre pays. La Santé est en enjeu transversal.

Comment fonctionne l’Union Européenne ?

Si le parlement est le plus connu sur la scène législative, il n’est pas pour autant l’initiateur des textes. L’Union Européenne repose sur un triangle de décision avec la Commission à sa tête. Considérée comme la gardienne des traités, son but est d’initier, de développer et mettre en œuvre la législation communautaire.
Les outils à sa disposition sont les propositions législatives, les consultations d’experts et la publication de livre vert (rapport officiel sur des propositions destinées à être discutées, en vue de l’élaboration d’une politique) et blanc (recueil d'informations d’aide à la prise de décision).



La procédure législative repose sur le principe de co-décision entre le Parlement et le Conseil européen. Lorsque la Commission propose un texte, le Parlement et le Conseil discutent et votent en « 1ère lecture » afin de donner leurs avis sur la proposition. Si le vote est positif, le texte est adopté, sinon il retourne auprès de la Commission avec les propositions d’amendement des deux institutions. Le texte est révisé puis proposé à nouveau au vote.

Jeux d’influence, de réseaux : les coulisses

Les parlementaires et les députés ne sont pas les seuls acteurs du Règlement Européen.
On parle aussi de Lobbying. Ce terme a une connotation négative en France, assimilée au trafic d’influence et à la corruption. Il semblerait au contraire que la profession résonne au son de la transparence et de l’éthique.
Agences de relations publiques, ils œuvrent souvent en coulisses auprès des parlementaires, des membres du Conseil et des ministères nationaux.
« Avoir le bon timing et maintenir son réseau »
Leur action doit idéalement se situer en amont de l’écriture de la loi, avant que celle-ci n’entre dans le long processus de co-décision et de relectures. L’argumentaire doit être résumé en quelques minutes aux preneurs de décision.
Concrètement, cela se traduit par le contact auprès des bonnes personnes dans les couloirs de la CE  notamment mais aussi via des actions de communication telles que des événements, des actions sur les réseaux sociaux, la publication d’articles, le suivi des débats et les actualités.
La réussite d’une action de lobbying passe par une cartographie précise et complète de tous les influenceurs actifs. Il faut donc définir tous les acteurs, experts et orateurs (KOL), ainsi que les médias forts.

Exemples de textes Européens qui sont aujourd’hui appliqués sur les territoires nationaux.






L’étiquetage nutritionnel : statu quo

Pour lutter contre une obésité en forte croissance, l’UE s’est emparée de la question. C’est ainsi que le règlement européen INCO, information des consommateurs sur les denrées est entré en application le 13 décembre 2014. Il fixe de nouvelles règles pour faciliter la lecture de l’étiquetage au bénéfice de l’information pour le consommateur : la lisibilité par la typologie sur les emballages, ou encore des tableaux de valeurs nutritionnelles. En complément de ces informations devront également figurer les teneurs en sel, sucre et acides gras saturés. Seulement la loi proposait également, suite au rapport de Serge Hercberg, épidémiologiste de la nutrition, un affichage de feu colorés sur la face avant des emballages.


Cette proposition n’a pas fait l’unanimité auprès des industriels qui, via l’ANIA (Association Nationale des Industries Alimentaires), se sont fortement mobilisés à son encontre. En effet, cette classification aurait favorisé les comparaisons entre marques. Lutte d’arguments donc entre l’ANIA et FOODWATCH (ONG Allemande mobilisée pour défendre des droits des consommateurs) qui ont eu raison de cette loi en apportant des « aménagements ». Le lobbying des Industriels semblent avoir gagné cette fois-ci car le feu tricolore ne sera pas.

Le programme REACH : retour en arrière ? 

Le programme REACH (Enregistrement, Evaluation et Autorisation des Produits) est né en 2003 du constat que l’utilisation de substances chimiques avait un impact sur notre quotidien.
Roundup, herbicide composé de glyphosate, le plus utilisé dans le monde, est fabriqué par la Société Monsanto.  Après avoir fait l’objet d’une interdiction qui arrive à terme fin juin, la controverse revient sur le devant de la scène : la Commission et les Etats membres voteront les 18 et 19 mai prochains s’il sera de nouveau homologué pour les sept prochaines années.
Dans cette perspective, des expertises scientifiques ont été sollicitées : dix-sept experts de onze pays réunis par le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) créé par l’OMS ; et dans l’autre « camp » des experts de l’Efsa (European Food Safety Society), jugeant les risques cancérogène du glyphosate « improbable », réuniraient des scientifiques « maison » ayant des liens d’intérêts avec les industries agro-alimentaires, qui elles-aussi ont leurs lobbyistes.

L’UE est-elle réellement libérale et représentative des votes des citoyens Européens ou les résultats seront-ils systématiquement biaisés par l’intervention des lobbyistes qui, dans la course au bon timing, arriveront les premiers…ou pas. Rendez-vous dans dix jours.

Par A.PISICA, MC.PAQUIN, I.AURIES, E.de St Exupéry, N.MELL, L.DOMENIGHETTI (Paris).

mardi 19 janvier 2016

“Moi, Le SIDA” : Et si on parlait un peu de moi..

En mai 2015, AIDES dévoile sa nouvelle campagne de sensibilisation avec pour titre: «Moi, Le SIDA», cette campagne d’un genre nouveau remet sur le devant de la scène un acteur présent dans le monde depuis près de 33 ans.

Voici l’entretien exclusif qu’il nous a accordé:

Q: Bonjour Le SIDA, pouvez-vous nous parler de la nouvelle campagne d’AIDES?
S: AIDES a décidé de prendre un point de vue original en dévoilant le monde à travers mes yeux. Cette campagne montre que je suis surtout là où on ne s'y attend pas. Elle montre aussi que je n'ai pas de préjugés. Peu importe comment je fais votre connaissance, si je vous côtoie une fois, je vous reste fidèle jusqu'au bout.

Q: Trouvez-vous cette campagne réussie?
S: Oui, c'est un vrai électrochoc pour le public. Chacun réalise que nous avons pu nous croiser à maintes reprises. On reparle de moi et ça fait peur.

Q: Voici maintenant plusieurs années que vous avez quitté le devant de la scène. Pourquoi revenir maintenant?
S: On ne parle pas toujours de moi, pourtant je suis bien là. J'ai créé une pandémie et je représente encore un danger de mort. La preuve: 6000 à 8000 nouvelles infections par an en France et 30 000 personnes qui ne savent pas qu’elles vivent avec moi, en France seulement. C’est un beau réservoir qui est à mon service.

Q: AIDES n’est pas la seule association à lutter contre vous. En quoi reconnaissez-vous sa patte cette année?
S: AIDES milite depuis 1984 en utilisant, des messages choc et des collaborations avec des célébrités. Avec cette campagne, AIDES crée une proximité en me personnalisant et en m’utilisant comme support, Les signatures qui accompagnent la vidéo «Faites l’amour, pas la guerre» ou «Je suis ni raciste, ni homophobe» reflètent vraiment bien ma personnalité. AIDES a surtout innové cette fois en utilisant les réseaux sociaux et en construisant une campagne virale, comme moi ! Le message se répand aussi vite que moi et en utilisant mes potentielles victimes : vous tous. C'est vraiment excellent!

Q: Quelle impression vous laisse cette campagne?
S: Chacun se prend au jeu et écrit des messages en mon nom. L’effet produit est de rappeler que je suis présent partout, tout le temps ! J’attends que votre vigilance se relâche pour vous infecter. Je poursuis les stratégies de mutations et d’adaptations qui m’ont permis de réussir depuis mes débuts.

Q: Redoutez-vous les effets sur le public?
S: Je pense que la campagne, de part sa nature virale et la personnification du virus, c’est à dire moi, a eu un effet réellement anxiogène sur le public. Mais en tant que fléau mondial, je ne redoute absolument rien! Bien me connaître ne suffira pas à se protéger totalement de moi ! Je garde de belles surprises pour vous. Les plus jeunes ont moins peur de moi car ils n’ont pas connu mes débuts et les massacres que j’ai occasionnés avant les traitements. En utilisant leurs médias (vidéo virale, réseaux sociaux, …), AIDES replace la menace du SIDA dans leurs esprits.

Stéphanie PH, Edouard DSE, Emilie E, Claire L 


Médecins du monde, le marketing qui fait pleurer.



Des enfants qui hurlent s’affichent dans le métro parisien. Que se passe-t-il ? Les images sont insupportables : je m’imagine accompagnée d’un enfant de 3 ans, confronté aux visages traumatisants de ses alter ego. 

A ses inévitables questions, quelle explication donner ? Or, d’explication, les affiches n’en portent point : pas d’indication de marque ou de slogan,  juste un hashtag makeachildcry. 

Mince j’ai dû rater  un épisode, c’est la nouvelle série gore de Canal ? Une pub Benetton? 

Je sors mon portable…Twitter… #makeachildcry... Apparemment, l’info fait le buzz. On trouve même une vidéo. Je clique dessus, avec le son, ça devient carrément pénible : plusieurs personnes se retournent vers moi.  Et là, je découvre : « Faire pleurer un enfant ça peut lui sauver la vie », signé Médecins du Monde (MdM) ! Faire pleurer pour soigner, quelle drôle d’idée, c’est quoi le message ? MdM fait du mal ou fait du bien ? MdM fait du bien en faisant du mal,  c’est limite malsain. 

« Tous les enfants n’ont pas  la chance de pleurer » dit la campagne, les larmes ne sont donc plus symbole de souffrance mais de survie. Ce contre-emploi  audacieux se veut déroutant. Et en un sens, il réussit à me fait perdre pied, on est si loin des traditionnelles images d’enfants dans la misère. La compétition entre associations humanitaires est donc si rude qu’on ne se refuse aucun procédé ? MdM est allé jusqu'à  créer un site dédié #makeachildcry, presque une sous-marque, qui explique combien d’enfants je vais sauver avec mon don d’un montant fixé à 40 (10 enfants), 80 (180 enfants) ou 160 euros (480 enfants). En matière de transparence à l’égard des donateurs, c’est réussi, mais avec de telles sommes, je me demande si l’ONG n’en demande pas un peu trop aux followers de réseaux sociaux.  


Et d’ailleurs, qui cible-t-on avec cette campagne ? De jeunes donateurs qui n’ont pas encore d’enfants, et qui vont peu ou prou s’identifier ? Des parents, auxquels la vue de ces jeunes enfants sera insupportable ? J’appartiens à la seconde catégorie. Mais eux, les jeunes,  qu’en pensent-ils ? Vont-ils faire un don sur fonds propres, demander à  leurs parents de pourvoir ? Vont-ils contribuer à la viralité de la campagne sans rien donner ? Et surtout, ont-ils été conscients d’avoir été émotionnellement pris en otage ?

Pour le buzz,  pas de doute, la campagne de l’agence DDB est réussie or « s’informer c’est déjà agir » nous dit MdM : nous serions donc face à une ONG qui s’engage jusqu'à faire pleurer quand c’est pour la bonne cause. Quitte à imprimer dans l’esprit du spectateur l’idée qu’une maltraitance – réelle car les pleurs des enfants ne sont pas feints – peut avoir du bon. 

En date du 30 octobre, la vidéo de Médecins du Monde sous l’emblème #makeachildcry  a été visionnée 550 000 fois et les dons générés ont permis de « sauver » 4900 enfants. L’essai de DDB n’est pas vraiment transformé.

MdM, c’est  la marque qui ose tout. Mais la fin justifie- t-elle les moyens ?

Catherine D, Isabelle C, Asmaa C, Véronique B

Fiat s'empare de la puissance de la pilule bleue...

Comment passer de la petite citadine FIAT 500 au crossover FIAT 500X ? Le constructeur automobile italien marque les esprits en nous livrant sa réponse dans un film promotionnel percutant et inédit réunissant humour et clichés sur la séduction à l'italienne ! En toile de fond, une référence claire à « la petite pilule bleue » qui fait son effet... Une réalisation signée The Richards Groups qui rassemblait déjà plus de 370 000 vues sur YouTube, seulement 3 jours après sa mise en ligne !


Loin d'une stratégie classique de co-branding et de co-communication, ce film publicitaire profite d'abord et avant tout au constructeur automobile qui a initié ce concept subtil et audacieux, en cohérence avec sa stratégie de communication souvent décalée. Difficile néanmoins de ne pas imaginer que cette publicité sert également les intérêts du laboratoire américain, qui dans la construction du capital-marque Viagra, a mis l'accent sur la garantie, l'identification et l'affectif.


L'histoire se passe dans un village typique italien. Un septuagénaire en robe de chambre léopard, attisé par les désirs de sa femme, laisse malencontreusement échapper par la fenêtre sa précieuse petite pilule bleue. Dépité, le senior voit son dernier médicament tomber dans le vide tandis que ses projets coquins s'évanouissent... La pilule bleue va ainsi parcourir un long dédale et dévaler les ruelles du village pour terminer sa folle escapade dans le réservoir d'essence d'une FIAT 500. Sous l'effet du comprimé, la petite voiture citadine subit une métamorphose étonnante ! Elle se transforme en un joli crossover FIAT 500 X rouge, un modèle « plus gros, plus puissant et prêt pour l'action », sous les yeux de son propriétaire ravi et devant des passantes émoustillées.

La pilule bleue transforme ainsi la FIAT 500 en 500X : difficile ici pour le constructeur italien de ne pas jouer avec le nom de son crossover baptisé de la lettre X. Mais au-delà des subtilités de cette publicité et autres références faites aux propriétés de la pilule bleue sur les troubles érectiles, on retiendra surtout la force incontestable de la marque Viagra. Malgré la loi lui interdisant de communiquer directement auprès du grand public, Pfizer a su ancrer son médicament si fortement dans l'inconscient collectif, que la simple évocation d'un comprimé bleu dans un contexte induisant la dysfonction érectile, suffit à déclencher instantanément le lien avec le produit. Qui plus est, dans un univers très éloigné de la santé de prime abord ! Ici, c'est donc toute la puissance de la marque Viagra qui s'exprime à travers la communication d'un industriel d'un autre secteur d'activité. Pour Pfizer, avoir réussi à construire une marque-repère aussi forte autour d'une simple galénique en forme de losange associée à la couleur bleue relève d'un succès probablement inégalé dans l’industrie pharmaceutique.

L'emblématique petite pilule bleue, créée en 1989 et mise sur le marché en 1998, doit désormais affronter une rude concurrence depuis 2013, suite à l'expiration de son brevet en France. Pfizer a réagi par la mise sur le marché de son propre générique qui se distingue de son grand frère uniquement par la couleur. Pfizer a décidé de garder le bleu pour le comprimé de Viagra. Son générique est blanc... A terme, il sera donc particulièrement intéressant d'observer l'impact de cette modification et de mesurer le niveau du degré d'association qui existe entre la marque et la couleur.

Christelle F, Rachel Ch, Julien L, Emmanuelle M.

#AuNomDesSeins : CARTE NOIRE engagé et des stars mobilisées contre le cancer du sein

Des "œufs au plat" pour Yelle, des "flotteurs" pour Inna Modja, des "pare-chocs" pour Micky Green ou encore des "boutons de roses" pour Chantal Thomass 12 femmes ont joué le jeu du topless pour la campagne décalée Au Nom Des Seins et clament dans ce spot vidéo "Nos seins sont ce qu'ils sont, mais au moins ils ont un nom !". 

A l’occasion d’Octobre Rose, mois dédié au dépistage du cancer du sein, CARTE NOIRE Soluble s’engage auprès de l’association Le Cancer du Sein, Parlons-en ! et met  en place – entre autres actions – un dispositif digital original et participatif afin d’encourager les femmes à se faire dépister. Un clip, pop et léger, met en scène 12 personnalités posant torse nu et dévoilant le surnom qu’elles donnent à leurs seins :

#AuNomDesSeins, une campagne d’incitation au dépistage #100% digitale

Ce film a lancé l’opération #AuNomDesSeins sur les réseaux sociaux Twitter et Instagram : les internautes étaient invitées à partager une photo d’elle mise en scène avec l’accessoire de leur choix, à tagger CARTE NOIRE et Ruban Rose et insérer le hashtag #AuNomDesSeins. 

Quel bilan pour la campagne de CARTE NOIRE Soluble #AuNomDesSeins ?

Un objectif de sensibilisation de l’opinion publique sur l’importance du dépistage atteint : plus de 115 000 vues sur YouTube en un peu plus d’un mois, plus de 200 publications de photos sur Instagram (d’hommes comme de femmes) et un engouement autour du hashtag sur Twitter avec plus de 500 tweets. L’enthousiasme des internautes a dépassé les limites de la campagne, puisque la vidéo a généré un très fort engagement sur Facebook, avec près de 12 000 likes et plus de 850 000 visionnages!


CARTE NOIRE Soluble, au cœur d’une campagne où on ne l’attend pas…

CARTE NOIRE ou «le temps de vivre plus fort», invite le public à boire un café si intense qu’il a le pouvoir de faire vivre une parenthèse privilégiée pour se raconter les choses essentielles de la vie. C’est ainsi qu’à l’image de cette valeur, la marque a convié ses amateurs et le public à faire parler d’une chose essentielle de la vie : la santé. 

C’est pourquoi, à travers un clip remarquable, amusant et osé, CARTE NOIRE Soluble a décidé pendant la période d’Octobre Rose de faire connaitre son positionnement concernant son intérêt pour la santé d’une grande partie de sa clientèle cible : les femmes !

Sachant qu’1 femme sur 8 développe un cancer du sein au cours de sa vie, la marque CARTE NOIRE Soluble, devenue « Rose » pour un temps, s’est engagée dans la campagne de l’association « Le Cancer du Sein, Parlons-en ! » et a opté pour la création d’un clip décalé pour parler et débattre de ce cancer. Ainsi, 12 personnalités féminines sensibles à la cause, loin des 12 000 marathoniennes du Buggati ou des 168 équipages du rallye Trophée Roses des Sables, ont décidé elles aussi, en petit nombre mais à grande portée, de dévoiler au public la manière dont elles perçoivent leurs seins : satellites, poires, pastèques, œufs au plat… 

Catherine B, Anne C, Guillaume DR, Betty D.

« Il faut en avoir ! » ou comment l’humour dédramatise un sujet tabou..

Nous sommes au 109ème congrès Français d’urologie, qui se tient du 18 au 21 novembre 2015 à Paris. 

Dans un coin reculé, une conversation a lieu entre un urologue Québécois Pierre, et un médecin généraliste Français Marc. Tous deux débattent d’un sujet qui les passionne apparemment. Mais de quoi parlent-ils ? 

Pierre avec son accent québécois et son sourire optimiste : 
- Mais je t’assure Marc c’est très important le dépistage du cancer testiculaire !

Marc, sceptique, rétorque : 
- Mais voyons il ne touche que 1,5 % des hommes en France. Comme incidence, ça ne vole pas haut ! 
- Ah ben tout de même il risque d’en perdre une au moins et ça touche surtout les jeunes, de 15 à 35 ans. Tu te sens pas concerné toi ? 
- Si bien sûr, mais reconnais que ça se soigne bien.
- Oui mais regarde, autant faire de la prévention auprès du cœur de cible, il faut que les jeunes apprennent à reconnaître les symptômes, et à s’auto-examiner; il existe une campagne réalisée par l’Association «Cancer Testiculaire» chez nous à Québec. Elle a fait le buzz. Tiens regarde ! 


Dans cette vidéo qui nous plonge dans le monde merveilleux des Cuys, au son de la douce voix d’un médecin en blouse blanche, de mignons petits cochons d’Inde se font palper docilement – le message est simple et propose une méthode didactique d’auto-examen.

Pierre reprend : 
- Alors, qu’est-ce que t’en penses ? 
- Oui c’est vrai tu as raison, c’est drôle et innovant ! Cette communication lève le tabou et finalement c’est une démarche pédagogique, dans un but de prévention très différente de ce qui se fait par chez nous en France. En général, les messages sont assez graves, sinistres même et souvent culpabilisants…
- Exactement ! L’humour participe à la mémorisation du message de santé publique ! Et d’après les fondateurs de l’association, qui sont d’anciens patients, cette campagne sensibilise autant les hommes que les femmes,  qui sont d’ailleurs les principales prescriptrices.
- Ok tu m’as convaincu, j’en parlerai à mes jeunes patients.

L’Association Cancer testiculaire mise sur une démarche différenciant auprès des jeunes, friands de spots humoristiques. L’humour les séduit, enlève le tabou, sollicite leur engagement et renforce l’implication dans leur santé.

La vidéo fait appel à plusieurs notions : la vision, le son et le mouvement. Le jeu de mots est amusant, les cochons d’Inde attendrissants. L’effet « blouse blanche » allie le comique et le sérieux du message. Et l’émotion suscitée par la voix off d’un célèbre vulgarisateur scientifique au Canada favorise l’adhésion au message de santé.

L’aspect décalé favorise la diffusion, puisque le spot a largement été « liké » et partagé sur le net. Ce nouveau levier de communication et canal prescripteur permet la mémorisation du message et une forte visibilité auprès de la cible : 89% des 15-24 ans et 61% des 25-34 ans sont utilisateurs.

Enfin, avec son logo, jeune garçon baluchon à l’épaule, l’association se différencie dans le domaine de la prévention et de la santé.

Nous pouvons ainsi conclure  « Et voilà, des Cuys en pleine santé ! 

Alice P, Marine P, Yacine K, Laëtitia D. 

“Un café nommé Soutien“

Parler de dépistage du cancer du sein sur un ton pop, voire complètement déjanté ? Est-ce crédible ? En tout cas c’est possible et la nouvelle campagne digitale et originale de la marque Carte Noire en est la preuve. 

En effet, pour la première fois, la célèbre marque de café s’engage pour la santé des femmes et soutient l'association "Le Cancer du Sein, Parlons-en !". Et pour marquer le coup, Carte Noire a réalisé en coopération avec l'agence BETC, une vidéo "#AuNomDesSeins" au ton fun et féministe. Elle met en scène 12 femmes connues, dévoilant avec légèreté leur poitrine. On peut voir ainsi Inna Modja poser avec des flotteurs, la designer Chantal Thomass avec des boutons de roses, Micky Green avec un pare-chocs, ou encore Yelle avec des œufs au plat. La morphologie de la femme est tournée en dérision donnant un concept qui manque peut être d’un peu de classe.

Ce spot se termine par ce message "Nos seins ce qu'ils sont mais au moins ils ont un nom. N'attendez pas pour vous faire dépister. Détectés à temps, 90% des cancers du sein se soignent". En effet, chaque année, le cancer du sein touche encore 1 femme sur 8. La campagne incite donc toutes les femmes à se mobiliser sur les réseaux sociaux via le hashtag #AuNomDesSeins…Ce dispositif vise un objectif viral, pour l’association uniquement car la marque se fait discrète et n’apparaît qu’à la fin du clip.

Alors cette communication faite par Carte Noire est t-elle pertinente ? Si on peut saluer sa qualité de réalisation cinématographique, on ne peut que regretter que l’objectif de cette vidéo n’est pas été atteint : en effet, si quelques inconnus ont joué le jeu et posté des photos de leurs poitrines affublés de petits noms, le buzz est loin d’être au rendez vous. 

On aurait également attendu de Carte Noire un parti pris plus engagé : En effet, où sont les femmes atteintes du cancer qui seraient peut-être plus à même de sensibiliser les autres femmes sur l’importance du dépistage ? Il parait évident que montrer des jeunes femmes en pleine santé dévoilant leurs seins est beaucoup plus sexy… mais on ne peut que douter de l’impact de cette vidéo sur les femmes de 50-74 ans, population cible de cette campagne de prévention, qui seraient certainement plus sensibles à une femme avec une mastectomie et le message suivant : « si tu veux l’éviter, va te faire dépister… ».

Si ces dernières années, le petit ruban rose suscite la convoitise de plus en plus de marques, le fait est que leur communication ne permet pas d’augmenter le taux de participation au dépistage qui stagne à 52% depuis 2011 (Source INVS), alors que l’OMS préconise un objectif de 80%.

Bien souvent, les marques transforment le « marketing de cause » en opportunisme commercial. Opacité des recettes des courses, des ventes et des dons pour certains équivaut à une bonne conscience pour tous.

Le marketing de la peur est à son comble car le cancer du sein n’est pas rose : il tue en France, chaque année près de 12.000 femmes.

Laure J, Tania O, Nadia M,  Marie-Caroline P.

vendredi 27 novembre 2015

Le MBA Marketing et Communication Santé de l'IAE de Paris, partenaire du Festival de la Communication Santé à Deauville, les 27 et 28 novembre 2015.

Le MBA MCS est partenaire du Festival de la Communication Santé, créé il y a 26 ans, et qui a pour mission de mettre en lumière les communications santé des institutions, associations et entreprises destinées à l’ensemble des professions de santé et des patients, et du grand public.

Représenté au Festival par ses étudiants seniors, en cours de formation au leadership et au management de la santé, le MBA Marketing et Communication Santé de l'IAE de Paris - Sorbonne Graduate Business School, s'impose comme une référence incontournable dans la formation Executive, au sein de la short list des établissements les plus prestigieux en France et en Europe.

Durant le festival, les étudiants ont eu l'occasion d'échanger avec les nombreux dirigeants présents, et avec les professionnels de la communication et de la e-santé qui concourraient aux épreuves de sélection.

Le Festival de la Communication Santé a été une belle occasion pour les étudiants du MBA, d'inscrire leur programme d'excellence dans la dynamique en forte évolution des secteurs de la santé, dans le cadre d'interactions multiples avec près de deux cent cinquante professionnels présents, acteurs du Marketing et de la Communication Santé, dans un esprit de convivialité et de proximité.

Sous le haut patronage de sa présidente, Madame Dominique Noël, le cru 2015 du Festival a été exceptionnel par son programme de conférences, la qualité de ses intervenants, ses débats et les nombreux échanges, sur les actualités et changements dans le secteur de la communication santé, qui vit des bouleversements importants.





samedi 3 octobre 2015

Le MBA Marketing et Communication Santé présenté au QS TopMBA 2015 à Paris le 3 octobre 2015


Le MBA Marketing et Communication Santé de l'IAE de Paris - Sorbonne Business School, en partenariat avec Almedys Life, a été présenté au public durant l’événement QS TopMBA 2015 à Paris le 3 octobre 2015, aux côtés des programmes des plus prestigieuses business schools du monde (Kellogg School of Management, London Business School, Columbia Business School, INSEAD, Imperial College, Cambridge University, Duke Fuqua, Chicago Booth, IE, etc..).

De nombreux visiteurs sont venus échanger avec les représentants de l'IAE de Paris et ses Alumni tout au long de ce rendez-vous exceptionnel. 

Ils ont découvert toute la richesse du MBA Marketing et Communication Santé, son programme intensif et complet de management de la santé, avec une emphase toute particulière donnée aux disciplines du marketing, de la communication, de l'innovation et de la conduite du changement. 


La durée du MBA MCS est de douze mois en Part-time, il est décliné sous la forme de séminaires mensuels d'une durée de trois à cinq jours. La promotion 2015 - 2016 a débuté le 21 septembre 2015 avec plus de vingt participants aux profils variés.

Les professionnels praticiens ou enseignants chercheurs qui animent le programme, tous d'un niveau exceptionnel donnent à celui-ci une dimension toute particulière parmi les Executive MBA du secteur de la santé. Les nombreux partenariats d'entreprises des différents secteurs de santé ouvrent des débouchés diversifiés.

La journée a permis à de nombreux experts d'animer des sessions d'information et d'entretiens afin d'éclairer les candidats sur leurs perspectives de carrières.

L'IAE de Paris a confirmé sa position d'établissement d'excellence, et sa volonté stratégique de développer ses activités dans le domaine du management de la santé au niveau international. Son ambition est de contribuer activement au développement des industries de santé en formant ses futurs leaders.

mercredi 20 mai 2015

Neuromarketing, comportement du consommateur et Santé

Conférence du 12 juin 2015 de 9H00 à 11H30

Invitée: Diana Derval, enseignant et chercheur, directrice du cabinet cabinet d’études DervalResearch.
Rencontre organisée dans le cadre des conférences d’experts du MBA Marketing et Communication Santé de l'IAE de Paris – Panthéon Sorbonne en partenariat avec Almedys Life.
Les débats seront animés par le Dr Karim Zinaï et le Pr Géraldine Michel, directeurs du MBA Marketing et Communication Santé.

   Neuromarketing, comportement du consommateur et Santé            _
"Contrairement aux idées reçues, les consommateurs sont rationnels dans leurs comportements. Nos préférences alimentaires, nos secrets pour garder la forme, et notre dépendance au tabac, au sucre, ou aux médicaments, sont directement liés à la densité et à la typologie des récepteurs opiacés* présents dans notre corps et notre cerveau." Souligne Diana Derval.

Lors de cette session interactive, qui combine les dernières avancées scientifiques et leurs applications marketing, vous découvrez une nouvelle approche et ses perspectives en matière de santé, et en particulier:

• Tabac: Quelles stratégies pour arrêter? 
• Obésité: Adapter l'alimentation à chaque profil psychologique.
• Prévention: Biomarqueurs et prévention santé.

* Les récepteurs opiacés sont des récepteurs de neurotransmetteurs  très largement répartis dans l'organisme. Ces récepteurs modulent plusieurs fonctions dont la réponse à la douleur, au stress et le contrôle des émotions allant de l'euphorie à l'aversion, voire aux troubles de l'humeur.
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Lieu de la conférence:
IAE de Paris – Sorbonne Graduate Business School, 21 rue Broca 75005 Paris (Plan d'accès)

Date et horaires: Vendredi 12 juin 2015, de 9H00 à 11H30
Accueil à 8H30 et début de la conférence à 9H précise.
Inscription obligatoire (nombre de places limité)
Contact: mba.mcs@almedys.com

Publics visés: Responsables marketing et Innovation, responsables de la communication, responsables R&D, responsables des études de marchés qualitatives et quantitatives, associations et organismes publiques, au sein des différents secteurs de la santé et de la nutrition.
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Diana Derval est enseignant et chercheur, dirige le cabinet d’études DervalResearch. Auteur des ouvrages de référence  Réussir son étude de marché en 5 jours, Wait Marketing et The Right Sensory Mix, finaliste du prix Berry - American Marketing Association du meilleur livre marketing 2011 recommandé par Philip Kotler. Régulièrement sollicitée par les médias (China Fujian TV, France Infos, Radio Suisse Romande, Marketing Management), Diana Derval enseigne le marketing, le neuromarketing, et l’innovation à l’ESSEC, IFA, Fudan et Jiaotong University à Shanghai. Membre du comité d'orientation pédagogique du MBA MCS Marketing et Communication Santé de l'IAE de Paris – Panthéon Sorbonne. Son approche scientifique du développement et de la commercialisation de nouveaux produits est adoptée par des marques phares comme Ubisoft, Sofitel, Michelin, Philips, et Sephora.